Mille Belges choisis au hasard se réuniront ce vendredi 11 novembre à Tour et Taxis, à Bruxelles, à l'occasion d'un sommet 100% citoyen. L'objectif de ce sommet baptisé symboliquement « G1000 » est d'inviter le citoyen à prendre un rôle actif dans le processus de délibération concernant l'avenir de la société. Et donc de se tourner vers une forme de démocratie délibérative car, pour les organisateurs, le système de démocratie représentative a aujourd'hui atteint certaines limites. A ce titre, on peut lire dans le manifeste du G1000 que « si les élus du peuple ne s'en sortent pas, c'est aux citoyens qu'il revient de se concerter. »
L'initiative belge du G1000 est comparée dans la presse à l'exemple de l'Islande où 25 citoyens ordinaires ont été élus pour réécrire la Constitution de leur pays. On pourrait également citer un autre exemple moins connu, celui de la Pologne où 63.000 internautes ont poussé sur Facebook une note visant à améliorer leur législation à l'approche des élections parlementaires.
On peut dire sans se tromper que le web 2.0 a fortement facilité la mise en place du G1000. En effet, les thèmes de société qui seront débattus à Tour et Taxis ont été proposés puis sélectionnés par des internautes via le site g1000.org. Au niveau du financement, c'est via une campagne de crowdfunding que des dons sont récoltés pour pouvoir organiser l'évènement.
Boostées par le net et l'explosion des réseaux sociaux, ces initiatives citoyennes mobilisent un nombre sans cesse croissant de participants et deviennent également de plus en plus pertinentes et ce grâce aux outils – libres de droits majoritairement – disponibles sur la toile.
Espérons que la remise du rapport final (contenant les propositions les plus convaincantes des participants du G1000) prévue en avril 2012 ne soit pas un aboutissement en soi et que les citoyens continuent de s'inspirer de ce modèle de démocratie délibérative pour de futures questions de société.